Agenda

 ◄◄  ◄  ►►  ► 
AOûT 2018
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Conseil Municipal du 29 mars 2017 - Motion du groupe Guyancourt pour Tous

Motion du groupe « Guyancourt pour Tous » présentée par François Morton

La majorité du conseil régional d’Ile de France multiplie les coups portés à des politiques publiques pourtant essentielles pour les franciliens :

  • Rappelons qu’en 2016, la région avait décidé de réduire ses crédits alloués à la Politique de la Ville : - 43% en fonctionnement et -57% en investissement. C’est une réelle atteinte à la cohésion sociale d’une région qui compte pourtant 1,53 millions d’habitants vivant dans les  quartiers prioritaires.
  • Le logement continue également de subir le désengagement de la Région. Ainsi, le financement du logement social, qui était déjà passé de 100 millions d’euros à 70 millions d’euros entre 2015 et 2016, chute à 40 millions d’euros en 2017, soit une baisse de 40%.

C’est d’autant plus inacceptable que près de 70% des franciliens sont éligibles au logement social !  Le «bilan annuel 2016» sur l’application de la loi SRU, publié par le ministère du Logement, donne un chiffre très révélateur : 95% du montant brut cumulé des amendes versées en 2016 par les 256 communes franciliennes qui ne respectent pas l’obligation de 25% de logement sociaux revient à des villes dirigées par des Maires de droite.

A noter aussi que les dépenses régionales en faveur du logement étudiant sont en baisse de 28M€ à 25M€ alors même qu’il s’agit d’une priorité affichée par la Présidente dans son budget 2017.

De plus, la Région Ile-de-France a supprimé depuis 2015 tous ses dispositifs en faveur de l’hébergement de personnes en situation de grande précarité : suppression de l’action pour les Centres d’accueil et d’hébergement pour personnes sans abri (7,2 millions d’euros), suppression du plan d’urgence pour les réfugiés (1,8 millions d’euros), suppression de l’aide à la résorption des bidonvilles (0,5 millions d’euros.

  • Les associations se sont aussi vues réduire leur financement. En 2016, le Fonds de soutien au développement de la vie associative a été divisé par 2 (- 700 000 €). Dans ce cadre, les associations jeunesse ont perdu plusieurs centaines de milliers d’euros ; les trois centres de ressources associatifs franciliens n’auront quant à eux reçu aucune subvention en 2016…
  • La culture a aussi fait les frais des coupes régionales, preuve – une nouvelle fois – que la droite la considère comme une simple variable d’ajustement budgétaire. En janvier dernier, la vice-présidente chargée de la culture annonçait la disparition à venir de l’ARIAM (Association régionale d’information et d’actions musicales). Une annonce lapidaire avait été aussi faite fin 2016 sur l’avenir du Festival d’Ile-de-France.

Politique de la Ville, logement, associations, culture … il n’est absolument pas anodin que ces domaines soient la cible constante des politiques de droite, régionales mais aussi départementales, intercommunales et communales.

  • La dernière attaque en date concerne l’agence des espaces verts (AEV), que Madame Pécresse souhaite supprimer pour intégrer une partie de ses missions aux services de la Région. Le député de notre circonscription, Monsieur de Mazières, a ainsi déposé un amendement en ce sens à l’Assemblée nationale.

 

Créée en 1976, l’Agence des espaces verts a pour mission de protéger les ceintures vertes régionales forestières et agricoles et d’aider les collectivités à acquérir des espaces verts pour les protéger, au travers des PRIF – périmètres régionaux d’intervention foncière.

La suppression de l’AEV fragilise donc réellement les terres agricoles d’Ile-de-France, majoritairement situées en grande couronne. 95% des surfaces des PRIF y sont en effet situés. La disparition de l’AEV signifie également l’arrêt des subventions aux collectivités de grande couronne pour l’acquisition ou l’aménagement de parcs, forêts, jardins familiaux, coulées vertes. Le risque enfin est de voir nos terres agricoles régionales vendues à des propriétaires privés, sans maîtrise par la puissance publique. Madame le Maire a d’ailleurs été interpellée en ce sens, le 28 février dernier, par l’intersyndicale de l’AEV.

Guyancourt s’est toujours mobilisée pour protéger ses terres agricoles. C’est l’intervention de la Municipalité qui a permis de sanctuariser les terrains à l’est de la RD91. Depuis 2013, ils sont ainsi inclus dans la Zone de protection agricole et forestière du plateau de Saclay. La Ville a aussi fait inscrire au PLU les terrains à l’ouest de la RD91en terres agricoles et a exigé qu’il en soit de même dans le plan local d’urbanisme intercommunal.

C’est pourquoi nous réaffirmons notre attachement à la protection des espaces agricoles et forestiers régionaux et soutenons l’action de l’Agence des Espaces Verts, outil fidèle et efficace à la protection de notre cadre de vie. 

Au vu de tous ces éléments, le Conseil municipal de Guyancourt :

  • Demande au Conseil régional d’Ile-de-France de revoir ses orientations politiques qui, en de nombreux domaines, fragilisent clairement les dispositifs et services publics au service des franciliens.
  • Réaffirme son soutien à l’Agence des Espaces Verts et à ses missions essentielles de protection des espaces agricoles et forestiers franciliens. 
Share