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Discours de François Deligné

Cérémonie des Voeux - 20 Janvier 2009

Cérémonie des Vœux - Discours de François Deligné - 20 Janvier 2009

Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames et messieurs les représentants des forces armées, de la sécurité publique et de la sécurité civile,
Mesdames, messieurs les directeurs régionaux et départementaux,
Mesdames et messieurs les représentants d’établissements scolaires, et d’associations,
Mesdames et messieurs les dirigeants d’entreprises et d’établissements,
Mesdames, Messieurs, chers habitants, chers amis,
 
Comme chaque début d’année, je suis heureux de vous accueillir et de vous voir nombreux au Pavillon Waldeck Rousseau.

Avec l’équipe municipale que j’ai l’honneur de conduire, nous avons voulu préserver le caractère simple et convivial, l’esprit résolument amical et fraternel, de ce rendez-vous.

Ce moment d’échange de nos vœux est une occasion particulière où tous les membres de la communauté de vie qu’est Guyancourt sont présents, sont représentés en un même temps, en un même lieu.

Toutes et tous, vous êtes la ville, vous êtes le cœur et la vitalité de Guyancourt.
 
Au nom du Conseil municipal, je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année : Des vœux de santé et de bonheur, de solidarité et de réussite, à vous et à ceux qui vous sont chers.

Que 2009 nous apporte l’espoir et l’énergie pour aider chacun à vivre dans la dignité ; 
        
Vouloir « aider chacun à vivre dans la dignité » est la simple formulation de bon sens pour que personne – à Guyancourt – ne soit laissé au bord du chemin.

C’est l’exigence d’entraide que nous nous donnons pour faire face – à notre niveau – aux drames humains que l’actualité nous renvoie.

L’année 2008 a porté son lot de débâcles financières et conduit aux récessions économiques.

2009 nous confronte à leurs conséquences sociales. 

La responsabilité des élus de proximité, en terme de solidarité publique, sera d’autant plus sollicitée.

Pour exercer ces responsabilités, j’ai la chance d’animer une équipe municipale, élargie, motivée et compétente.

La solidarité, vous le savez, est au cœur de notre projet de ville. Face à la montée de la précarité et du chômage, elle s’affirme plus que jamais comme la priorité des priorités.

La solidarité se décline, bien sur, par les aides directes de la collectivité et le soutien aux associations d’accueil et d’entraide, pour apporter des coups de pouce salvateurs, pour contribuer à soulager les détresses, pour tenter de remettre des vies accidentées sur le chemin de la dignité.

La solidarité est portée, aussi, par nos services publics de proximité qui permettent l’égal accès de tous au plus grand nombre de prestations et de services. 

Avec la politique du quotient familial, la ville assure, en permanence, une forme de cette justice sociale ; la justice tarifaire.

Par service public, je pense aussi au personnel communal qui a à cœur de bien faire pour traduire dans la vie quotidienne nos engagements.

Ces femmes et ces hommes qui travaillent pour le bien-être des familles guyancourtoises :  
-    au sein de chaque établissement scolaire, chaque structure de petite enfance ou en direction de nos anciens.
-    dans tous nos équipements culturels, nos complexes sportifs et nos espaces de loisirs.
-    Pour les différentes prestations communales et la qualité de notre cadre de vie.

Ces femmes et ces hommes, élus et agents municipaux, qui travaillent pour le bien commun méritent notre reconnaissance collective.
 
Au-delà du travail réalisé en direction des Guyancourtois, nous devons également maintenir l’attractivité et la vitalité économique.

Avec la Communauté d’Agglomération de Saint Quentin en Yvelines, nous pouvons encore aujourd’hui amortir en partie les effets de la crise grâce  à l’implantation de nouveaux immeubles d’activité et l’accueil d’entreprises privées et d’organismes publics.

A la Redoute de Bouviers, la Sodexo termine la construction de son siège France pour installer cet été ses 950 collaborateurs.

Dans le même quartier, nous verrons également l’installation du Groupe Malakoff-Médéric qui a choisi  de rester à Guyancourt et emménagera en septembre, dans ses  nouveaux locaux  avec l’ensemble de son personnel Saint Quentinois, ce qui représente 1250 personnes.
 
Depuis quelques jours, la caisse primaire d’assurance maladie a regroupé ses services départementaux et ouvert ses portes au public, boulevard Vauban.

La réalisation de ces projets est bien sûr un atout précieux pour notre territoire.

Un atout en termes d’activité et d’emploi, au moment ou de nombreux secteurs comme l’automobile, par exemple, subissent, ici comme ailleurs, de fortes turbulences.

Un atout pour les ressources de notre commune qui connaît, comme toutes les collectivités, de nombreux transferts de charge de l’état et l’augmentation de la demande sociale.

Dans ce contexte difficile, et dont nous méconnaissons le terme, nous devons poursuivre nos efforts pour la continuité  du projet de ville, projet pour lequel les Guyancourtois nous ont largement renouvelé leur confiance en mars 2008.

C’est ainsi, qu’au cours de cette nouvelle année, différentes réalisations verront le jour. Elles sont le fruit de réflexions et d’efforts engagés  en partenariat avec la Communauté d’Agglomération, le département des Yvelines, la région Ile de France  ou d’autres institutions attachées au rayonnement de notre commune.

Tout au long de l’année 2009, les travaux vont se poursuivre à la redoute de Bouviers.  Ainsi, l’École Municipale de Musique viendra enfin s’installer à la Batterie, pour constituer un véritable pôle musical.
 
De même, les travaux en cours pour l’extension de l’Hôtel de Ville permettront d’améliorer l’accueil des usagers. Les personnels bénéficieront également des espaces de travail adaptés aux besoins de service public de notre ville.

Ces deux réalisations sont le résultat d’un investissement important de la Communauté d’Agglomération.

Le Conseil Général des Yvelines, pour sa part, prépare l’ouverture du nouveau Secteur d’Action Sociale au quartier du Pont du Routoir.

Les travailleurs sociaux, assistantes sociales et conseillères, accueilleront dans ce nouveau bâtiment fonctionnel, les familles de Guyancourt et des villes voisines.

Leur présence comme celle des nouveaux commerces contribueront au nouvel essor de ce quartier.
 
C’est aussi dans cette perspective que les travaux de réalisation d’une résidence service, accueillant des chercheurs ou des salariés  en formation, démarreront au deuxième semestre, Boulevard du château, sur une partie des anciens terrains Maillet.

Avec la Région Ile de France, l’Institut Pierre Simon Laplace, institut de recherche sur les sciences de l’environnement et l’évolution du climat, ouvrira ses portes dans des locaux qui intègreront l’ancienne maison de maître de la ferme de Troux : ainsi, histoire locale et avenir  de la planète se conjugueront dans le même établissement.
 
L’institut se situe à côté de l’Université. Une Université qui poursuit son développement. En effet, la section STAPS qui prépare les futurs professeurs d’éducation physique et sportive s’installe dans l’ancienne école maternelle Rosa Luxembourg.
 
La fondation John Bost a aussi choisi Guyancourt pour créer un nouveau pavillon médicalisé. Sa construction vient de démarrer et permettra l’accueil et la prise en charge de personnes adultes handicapées ou en difficultés psychiques.

Il est important de faciliter l’arrivée de ces établissements comme nous l’avons déjà fait dans le passé avec deux autres organismes car nombreux sont ceux qui connaissent des difficultés de prise en charge d’un membre de leur famille.

D’autres perspectives se présentent à nous, élus et citoyens, avec les aménagements prévus et décidés à Villaroy. Je pense notamment aux programmes de logements.
 
Ils ont nécessité de nombreuses démarches et efforts conjoints avec la Communauté d’Agglomération. Ce projet est d’ailleurs exemplaire par son équilibre entre accession et locatif aidé et par l’effort en matière d’accession sociale pour les familles guyancourtoises.

Alors qu’il y avait des acheteurs, les organismes choisis n’ont pas été en mesure de trouver l’équilibre économique pour démarrer les travaux l’été dernier.

Il a fallu que j’intervienne avec le président de la Communauté d’Agglomération auprès du ministre du logement afin que ce projet ne reste pas au point mort comme tant d’autres en France, privant des familles d’un projet d’habitat.

Ce soir, je peux vous annoncer que les 206 premiers logements vont enfin sortir de terre.

Vous le voyez 2009 sera riche en réalisations. Il nous reste ensemble, beaucoup à faire.

Avec vous et les associations car nous avons, à Guyancourt, la chance d’avoir une vie associative riche.

Nous avons l’ambition de conforter cette richesse qui se traduit par les nombreuses activités proposées, mais aussi par le lien social qui émane du travail des bénévoles. De nombreux membres de mon équipe sont eux-mêmes issus du milieu associatif et savent bien de quoi je parle ici, ce soir.

Les bénévoles guyancourtois donnent sans compter leur temps, leur énergie et vont vers les autres au-delà des pratiques consuméristes. Je voudrais ce soir, avec vous, les en remercier.
 
Il reste à faire avec vous, avec les fédérations de parents d’élèves et les enseignants, pour la défense du service public d’éducation…gravement mis à mal. Je pourrais citer beaucoup d’exemples. Je pense aux inquiétudes qui pèsent sur l’avenir de l’école maternelle et la scolarisation des plus jeunes élèves. Je pense aussi à la mise en cause des RASED, les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté, ce service dédié à ceux qui en ont le plus besoin. Nous devons défendre ensemble la réussite éducative de tous pour assurer l’avenir de chacun.

Vous le savez, Guyancourt, c’est vivre l’avenir.

Cet avenir se dessine avec le futur Plan Local d’Urbanisme pour lequel vous êtes appelés à donner votre avis. Car une ville ne se fait pas seul dans un bureau. Nous avons engagé une grande concertation avec la volonté de prendre en compte ce qui fait la réussite de notre ville : ses grands équilibres, les espaces verts et bleus, le logement, l’accueil d’entreprises.
 
Il y aura aussi l’OIN, l’Opération d’Intérêt National qui prévoit notamment l’aménagement d’un pôle de développement sur le plateau de Satory et de La Minière.

Alors que nous sortons à peine de celle qui a vu naître Saint-Quentin-en-Yvelines, nous voici à nouveau face à un enjeu important pour Guyancourt.

Avec la municipalité, avec le président de l’agglomération et mes collègues maires, j’ai rappelé avec force aux représentants de l’état que ce travail devrait se faire dans la concertation et le respect de la réalité communale.

Je n’hésiterai pas à intervenir en votre nom, comme je l’ai fait au Conseil Général des Yvelines, pour que les élus locaux – et donc les habitants – aient leur mot à dire face à ce projet imposé par l’État.

Nous avons obtenu, fin 2008, la suppression définitive du tracé de la A126. D’autres impératifs doivent être respectés. Par exemple, le maintien de la trame verte et du site classé de la vallée de la Bièvre.

Vous le voyez, les grandes questions d’aménagement font et feront partie de l’histoire de notre commune.

Tout comme le retrace le livre conçu par le musée de la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines. Cet ouvrage de référence qui vient de paraître a pour titre « Guyancourt l’aventure urbaine » et raconte votre histoire.

L’histoire des générations de Guyancourtoises et de Guyancourtois qui ont « élevé » le bourg du début du XXe siècle au rang d’une ville de près de 30 000 habitants…et  autant de salariés dans les entreprises.

L’histoire des habitants et des élus, acteurs de l’identité de leur ville.

L’histoire humaine qui a su imprimer durablement à cette ville cette identité particulière et ses singularités préservées : les mixités sociales, urbaines et environnementales.

Comme l’écrivait Henri Bergson : « Prévoir consiste à projeter dans l'avenir ce qu'on a perçu dans le passé. »

C’est grâce à cette histoire, notre histoire, que nous continuerons à œuvrer pour que Guyancourt reste la ville pour tous.

Je souhaite qu’en 2009 toute votre énergie, toute notre énergie convergent vers la solidarité et l’attention portée à nos concitoyens.

Chers amis, bonne et heureuse année !


Cérémonie du 11 Novembre - 11 Novembre 2008

Cérémonie du 11 Novembre - Discours de François Deligné - 11 Novembre 2008

Mesdames, Messieurs les élus,
Messieurs les représentants d’associations d’Anciens combattants,
Mesdames, Messieurs les représentants des forces armées, de la sécurité publique et de la sécurité civile,
Mesdames, Messieurs les représentants des établissements scolaires,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Le 11ème jour du mois de novembre 1918 - à la 11ème heure - s’achevait la première guerre mondiale d’un 20ème siècle qui a été particulièrement tragique dans l’histoire de l’humanité.

C’est la commémoration de cette date - emblématique et décisive - de notre histoire nationale et de notre mémoire collective qui nous rassemble aujourd’hui.

En célébrant ce 90ème anniversaire de l’Armistice signée à Rethondes, nous voulons résolument entretenir la flamme, alors que se sont éteints les derniers survivants, témoins, victimes ou acteurs, de ce conflit.

Notre mémoire nationale se doit de rendre un hommage - juste et nécessaire - à tous les combattants de toutes origines et de tous grades, qui ont loyalement répondu à la mobilisation des quatre coins de France ou de ce qui fut l’empire colonial.

Cette cérémonie - nécessairement empreinte de gravité - devient toujours plus indispensable, pour que chaque génération puisse entretenir le souvenir.

Présents aujourd’hui aux côtés des associations d’anciens combattants, nos jeunes collégiens ont su nous rassurer pour la préservation de ce devoir de mémoire. Qu’ils en soient remerciés au nom de toutes les victimes civiles et militaires de cette première guerre - effectivement mondiale.

Cette « Grande Guerre », la « sale guerre » - qui a hélas mérité son nom - doit rester dans nos mémoires comme l’exemple d’un conflit atroce et meurtrier pour les populations, mais surtout ressenti comme absurde par les combattants qui le firent.

Cette « sale guerre » a été marquée par l’enfer des tranchées, où nos héroïques « Poilus » ont enduré l’horreur, le sordide et la mort absurdes au quotidien. Dans ces tranchées - de boue et de sang - les hommes ont souffert, harcelés par de multiples assauts à la baïonnette ou à la grenade.

Des centaines de milliers d’hommes moururent ainsi dans ces batailles insensées pour la conquête ou la perte de quelques mètres carrés de terre.

Enlisée dans cette « sale guerre », toute la France, mise à feu et à sang par de terribles attaques - dont celle de Verdun reste la plus célèbre - assiste impuissante au sacrifice de tous ses soldats.

Notre mémoire collective, restera à tout jamais marquée par le funeste bilan de cette « innommable boucherie » : 52 mois de combats absolus, 65 millions d’hommes mobilisés, 8 millions de morts au combat, 6,6 millions de victimes civiles et 20 millions de blessés….

La France, allait être meurtrie par la perte de plus d’un million et demi de vies humaines sur les 40 millions d’habitants d’alors.

Chaque ville, chaque village, chaque famille a aussi payé son dû pour les trois millions de blessés, de mutilés, de « gueules cassées »…

Toute une génération allait être traumatisée, à l’image du désœuvrement des veuves et orphelins d’un pays dévasté.

Derrière ces chiffres effarants et accablants, ce sont des familles meurtries et des vies décimées – des noms qui résonnent encore à chacune de ces nécessaires commémorations.

Ce bilan montre comment, un continent et des pays qui réunissaient pourtant au 19ème siècle tous les atouts des progrès de la connaissance, de l’évolution du confort de vie, de la prospérité économique, aient pu les « investir » et les « dilapider » dans cette inqualifiable barbarie humaine.

Rendre hommage, aux Poilus de 14-18, qui - malgré l’enfer des combats - voulaient croire que leur guerre était la « der des der », c’est donner en exemple - aux jeunes générations - leur histoire, qui est notre Histoire à tous.

Rendre hommage, à celles et ceux qui ont accepté que leur destin individuel s’efface devant le destin collectif, c’est perpétuer l’Europe comme devant être notre territoire commun et un continent durablement sans conflit.

Cette Europe que nous léguerons à nos enfants - qu’eux-mêmes transmettrons à nos petits-enfants - doit être un gage durable de paix, de respect et de progrès - partagés par toutes les Nations.

Cette Europe - ni arrogante, ni complaisante - est indispensable à l’approfondissement de la paix, pour éviter que des humiliations d’un jour ne deviennent les ferments des haines du lendemain.

Car si la paix semble prévaloir entre les Peuples et les Nations d’Europe, des conflits perdurent encore sur d’autres continents.

Des agressions entre États, d’absurdes guerres civiles et des terrorismes aveugles engagent toujours des armées et déciment encore des populations.
De l’Irak au Congo, de l'Afghanistan au Moyen-Orient, l’Europe doit continuer à être exemplaire et pouvoir œuvrer en faveur d’un monde pacifié et solidaire, pour que ce 21ème siècle ne reproduise pas les pages sombres de l’histoire du siècle précédent.

La récente actualité de nos alliés américains pourrait nous procurer cette aubaine, pour que les faucons cèdent enfin devant les colombes et que les tensions meurtrières ne s’embrasent pas ou ne s’aggravent plus.

Pour toutes les générations à venir, ne ratons pas cette nouvelle opportunité - qui peut-être un message fort de cette indispensable commémoration que nous célébrons aujourd’hui - en mémoire des guerres passées et en vigilance pour la paix à préserver, toujours et encore.

Comme le disait le Chancelier Konrad ADENAUER, « L’Histoire ne doit pas être que le total des choses qui auraient pu être évitées » !

Je vous remercie de votre attention