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Discours de François Deligné

Cérémonie du 8 Mai - 7 Mai 2010 - Commémoration en présence de collégiens de Guyancourt

Cérémonie du 8 Mai - Discours de François Deligné - 7 Mai 2010 - Commémoration en présence de collégiens de Guyancourt

Mesdames et messieurs les élus,
Messieurs les représentants d’associations d’Anciens Combattants,
Mesdames et messieurs les représentants des forces armées, de la sécurité publique et de la sécurité civile,
Mesdames et messieurs les représentants d’établissements scolaires,
Mesdames, Messieurs, chers enfants, chers amis,

Je tiens tout d’abord à saluer les jeunes Guyancourtoises et les jeunes Guyancourtois qui assistent aujourd’hui à cette cérémonie. Votre présence ici est importante à de nombreux titres. C’est vous qui détenez les clés de notre avenir et afin de tenir ce rôle, il vous faut connaître votre Histoire, notre Histoire.

8 mai 1945 – 8 mai 2010. 65 ans nous séparent de la capitulation allemande du IIIe Reich d’Adolf Hitler à Reims.

Ce moment couronnait la victoire contre la barbarie et la machine de guerre nazie et la fin d’une très douloureuse période. Une période marquée par la perte de 45 millions de victimes de ce conflit.

45 millions d’âmes dont la moitié était des civils.

45 millions de femmes, d’hommes et d’enfants disparus dans cette tourmente qui a duré six ans.

Le XXe siècle aura été marqué par deux guerres mondiales dont chacune prit naissance en Europe. On aurait pu croire qu’après la guerre de 1914-1918, l’Europe qu’on appelle aussi le vieux continent aurait eu la sagesse que l’on prête aux aînés. Il n’en fût rien.

Les rancoeurs, les graines du nationalisme, du nazisme et du fascisme donnèrent naissance à la plus carnivore des plantes. Puis il fallut nourrir ce monstre…

En 1945, le monde libre venait à bout de la tyrannie nazie. Les troupes alliées firent l’abominable découverte des camps de la mort. Pour la première fois, on parlait de crime contre l’humanité.

L’horreur laissa ensuite place à la stupéfaction. Comment croire que des hommes aient pu imaginer la solution finale et l’univers des camps de concentration. Au nom des victimes nous ne devons pas oublier.

N’oublions pas que l’Homme a alors inventé, porté par la haine, des modes de destruction massifs capables de le conduire un jour à sa propre disparition. Qu’il a voulu éliminer des populations entières : résistants, juifs, handicapés mentaux, roms, communistes ou homosexuels… Cette volonté d’extermination porte la marque de la honte.

N’oublions pas que des êtres humains, ont dénoncé des compatriotes, des voisins, des amis, des frères, pendant que d’autres tentaient de les protéger et de résister. Des personnes comme Jean Roger Allviger et Jean Lanot, deux résistants qui furent fusillés par les soldats allemands lors de la libération de Guyancourt. Comme chaque année, nous leur rendrons hommage avec les anciens combattants.

Il faut se souvenir de tout cela et continuer à le transmettre années après années. À vous, notamment qui le transmettrez à votre tour.
Afin de ne plus jamais entendre : Je ne savais pas…

Je tiens à saluer, ici et aujourd’hui, ceux qui accomplissent ce geste sans relâche. Pour la municipalité (et je peux vous dire que j’y suis pour moi-même très attaché), réunir à la fois les représentants des Anciens Combattants et les écoliers de notre ville est un acte qui participe de ce devoir de mémoire.

Ce message de paix rapproche les générations représentées devant ce monument aux morts.

Il est nécessaire de rester vigilants pour ne pas donner aux générations à venir l’occasion de revivre pareil calvaire que celui qu’ont vécu nos parents, nos grands parents…

Ce n’est pas de cet avenir que nous voulons et ce n’est pas ce qu’ont voulu les pères fondateurs de l’Europe.

Ils voulaient devenir les artisans d’une paix durable et fraternelle. Ceux qui étaient des ennemis sont devenus des partenaires et des amis, à force d’échanger et d’apprendre à connaître l’autre.

Certains sont tentés de réécrire l’Histoire pour satisfaire les pires desseins. Les nationalismes peuvent pourtant resurgir. La haine peut changer de visage et certains sont prêts à mettre le feu aux poudres pour posséder un hypothétique pouvoir.

C’est afin d’éviter tout cela que nous sommes réunis ici.

Afin que chacun, quel que soit son âge ou ses origines devienne le gardien d’une mémoire qui a permis et permettra encore de vivre en bonne entente.

Je vous remercie.

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