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Déclarations en conseil municipal

La prise en compte du handicap - 9 février 2010

Déclaration du Groupe « Guyancourt pour Tous » - Conseil municipal du 9 février 2010

Nous venons de donner l’autorisation à Monsieur le Maire de signer la convention de partenariat dans le cadre de la CLIS (Classe d’intégration scolaire) de l’école Jean Lurçat.

La prise en compte du handicap est au cœur de notre politique de solidarité. Nous la retrouvons dans de nombreux domaines.

S’agissant du scolaire par exemple, nous venons de le voir, nous accueillons à Guyancourt plusieurs CLIS dans différents groupes scolaires :
-    pour les enfants déficients auditifs à l’école maternelle Brassens et à l’école élémentaire Poulenc ;
-    pour les enfants déficients visuels à l’école Jean Lurçat.

Nous hébergeons également depuis l’année dernière un centre de loisirs adapté pour les enfants en situation de handicap, en partenariat avec l’association « Du Fun pour Tous ».

Situé dans les locaux du centre de loisirs Marc Chagall, ce centre de loisirs propose, en lien avec les structures périscolaires de la Ville, des activités qui favorisent l’épanouissement et l’insertion sociale des enfants handicapés mentaux.

Nous accueillons d’autres organismes tels que l’Institut Médico-Educatif Alphée, situé au Village, en plein cœur de ville ou encore la Fondation John Bost à la Minière dont nous inaugurerons les locaux cette année.

Donner sa place au handicap, c’est aussi faire appel aux services des Centres d’Aides par le Travail.

Nous le faisons régulièrement à l’occasion de certaines manifestations ou en réservant certains lots, notamment le lot Espaces Verts, à des CAT.

Nous avons également adapté notre politique des quotients familiaux, première des solidarités, en appliquant aux familles dont les enfants sont en situation de handicap le quotient inférieur au quotient correspondant à leurs revenus.

Enfin, nous favorisons l’amélioration de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite aux équipements publics, notamment lors de travaux de rénovation dans les bâtiments anciens.

Parce que « Guyancourt pour Tous » n’est pas une simple formule, nous entendons bien poursuivre notre politique de solidarité et permettre à tous les Guyancourtois de trouver leur place dans notre ville.






Le budget primitif 2010 - 15 décembre 2009

Déclaration du Groupe « Guyancourt pour Tous » - Conseil municipal du 15 décembre 2009

Comme chaque année à cette période, le Conseil municipal vote le budget primitif de la commune. Cet acte majeur de la vie municipale résulte d’un travail particulièrement rigoureux des élus et des services de la ville. La préparation de ce budget s’est effectuée dans un contexte national difficile. Tant au niveau économique qu’au vu des multiples incertitudes pesant sur l’avenir des collectivités territoriales.

À Guyancourt, la situation financière reste saine grâce à un endettement maîtrisé, une capacité d’autofinancement préservée et un dynamisme économique réel qui a favorisé cette année encore l’implantation de nouveaux immeubles d’entreprises.

Notre politique et notre rigueur, nous permettent, une nouvelle fois, de maintenir nos priorités afin d’offrir à tous les Guyancourtois un service public de qualité au quotidien.

Ce service est aujourd’hui plus que jamais un rempart protégeant les plus modestes des effets d’une crise qui a vu de nombreuses cessations d’activités. Nous sommes plus que jamais aujourd’hui les garants de la cohésion sociale et du pacte républicain.

Ce même pacte devrait être également défendu par les plus hautes instances de l’Etat. Au lieu de cela, le gouvernement a préféré tailler en brèche dans les finances locales en supprimant la taxe professionnelle, privant les collectivités de ressources financières non négligeables.

Nous venons de voter un budget équilibré qui respecte les engagements pris en 2008 devant les Guyancourtoises et les Guyancourtois. Ces engagements reposent sur de grandes orientations : la solidarité – priorité des priorités ; l’attention portée à la vie quotidienne de tous les habitants ; l’entretien de notre patrimoine et une mobilisation toujours renouvelée en direction de l’enfance et de la jeunesse.

Puisque gérer, c’est aussi anticiper, nous avons dû prendre en compte la très probable participation au Fonds de Solidarité de la Région Ile de France qui représente une charge supplémentaire de 1,2 millions d’euros pour la commune.

Une charge nouvelle qui serait provoquée par la perte d’éligibilité à la Dotation de Solidarité Urbaine en raison des modifications de critères envisagées par le gouvernement. Nous ferons tout avec les collectivités concernées pour lutter contre cette asphyxie supplémentaire.

Notre vigilance et notre dynamisme nous permettront cette année encore de préserver les tarifs des services à un niveau très faible et d’appliquer nos principes de solidarité grâce au quotient familial.

Nous continuons à appliquer le projet approuvé par les Guyancourtois, notre projet de ville. Nous tenons également à dégager les moyens nécessaires pour la poursuite de ce projet en limitant la pression fiscale sur les Guyancourtois.

Je voudrais au nom du groupe Guyancourt pour Tous, remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cet important travail de préparation du budget primitif.




Déclaration relative à l’appel « ultimatum Climatique » - 24 novembre 2009

Déclaration du Groupe « Guyancourt pour Tous » - Conseil municipal du 24 novembre 2009

Le climat est l’un des enjeux planétaires du siècle qui vient.

La communauté scientifique internationale a fixé un impératif : stabiliser le climat à un niveau de réchauffement inférieur à 2°C, sous peine de conséquences environnementales et humanitaires majeures pour l’ensemble de la planète.

Dans la suite du protocole de Kyoto, se tiendra à Copenhague du 7 au 19 décembre prochain, le sommet de l’ONU où les États du monde entier ont le devoir de parvenir à un  accord ambitieux pour enrayer l’inéluctable progression du dérèglement climatique.

Il est crucial que cette négociation internationale se traduise par des engagements forts, notamment de la part des pays industrialisés, qui ont une responsabilité historique et dont les émissions doivent impérativement décroître de 80% d’ici 2050.

Les pays émergents ont également un rôle stratégique à jouer, afin que leur légitime aspiration au bien être se fasse dans le cadre de nouveaux modèles de développement, sobres en carbone.

Cette exigence, vitale pour la planète, est accompagnée d’une forte mobilisation citoyenne et associative, qui se traduit par de nombreuses initiatives dont l’appel « l’Ultimatum climatique » (www.copenhague-2009.com), lancé par une douzaine d’ONG françaises, en vue de peser sur l’engagement de la France dans les négociations de Copenhague.

A Guyancourt se prépare l’ouverture prochaine de l’Observatoire de Versailles/Saint-Quentin, observatoire du climat comprenant l’Institut Pierre Simon Laplace, dirigé pendant de nombreuses années par Jean Jouzel, l’un des premiers chercheurs à s’intéresser à cette problématique.

Aussi, le Groupe des élus Guyancourt Pour Tous s’engage à ce que notre commune devienne officiellement signataire et promoteur de l’appel « l’Ultimatum climatique », dont les initiateurs comptent atteindre 1 million de signataires, en vue de peser sur des accords de haut niveau à Copenhague en décembre prochain.
 
 

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec précision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche déjà certain. Ecosystèmes ravagés, variabilité climatique extrême, hausse du niveau des océans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaîne sont les populations déjà vulnérables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sécurité alimentaire, l’accès à l’eau ou à la terre sont gravement menacés et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussées à l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « réfugiés climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inégalités, la misère  et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignité humaine et la démocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Monsieur le Président,
Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat
Michel Roy, Secours Catholique